Les affections dermatologiques (c'est-à-dire les maladies de la peau) sont assez fréquentes chez les reptiles en captivité et constituent un motif courants de consultation vétérinaire. Le revêtement cutané de ces animaux étant, comme chez les autres vertébrés, l'organe le plus étendu et le plus visible du corps, son altération constitue généralement un signe d'alerte précoce.
Les dermites (ou dermatites) des reptiles peuvent avoir diverses origines : traumatique, infectieuse, parasitaire, tumorale ou iatrogène (provoquée par l'administration de certains médicaments). Elles sont souvent révélatrices de conditions environnementales inadaptées mais peuvent aussi être l'expression d'une maladie sous-jacente
-LES LEZARDS
Les problèmes de mues Les mues se font normalement en quelques jours. La peau se détache progressivement en lambeaux, avec une élimination progressive des fragments. Dans le cas contraire, bien souvent, la difficulté de la mue provient d'une carence en vitamine A ou d'un entretien du terrarium mal adapté [5].
Les plaies cutanées L'origine de ces plaies peut être assez variée. Mais dans tous les cas, si la plaie n'est pas trop importante et donc ne nécessite pas d'intervention chirurgicale, il est fondamental de bien désinfecter la plaie. Qu'il s'agisse d'une blessure ou d'une brûlure, celle-ci se fera à l'aide de la polyvidone iodée. Si la blessure est importante, il sera alors nécessaire de faire une suture cutanée. Si la blessure est une brûlure assez étendue, il est indispensable de consulter un vétérinaire car le risque de déshydratation est important.
Blessure par frottementUne blessure par abrasion contre un décor rugueux peut être à l'origine d'une infection généralisée et nécessite une désinfection correcte.
Les abcès Suite à une blessure non traitée, la formation d'un abcès est fréquente. Dans ce cas, il faudra ouvrir, débrider puis nettoyer correctement la poche formée. Un curetage pourra être envisagé et une détersion à l'aide de polyvidone iodée terminera le parage de l'abcès. Le traitement sera complété par une antibiothérapie par voie générale.
Les affections cutanées bactériennes et virales Les agents bactériens majeurs sont des
streptocoques encapsulés qui forment des verrucosités cutanéo-muqueuses. Le traitement repose sur l'administration de pénicillines pendant une longue durée. Ces germes sont très résistants du fait de leur protection par la capsule qui les entoure. Les agents viraux sont principalement des Herpesvirus et des Papovirus. Les lésions induites sont des kératinisations de la peau, avec une possible apparition secondaire de tumeurs. Les traitements de choix sont alors l'exérèse chirurgicale ou la brûlure des lésions par du nitrate d'argent [1].
Les mycoses Ce sont des atteintes de l'intégrité de l'épiderme par des champignons. On utilisera donc essentiellement des antifongiques externes comme l'amphotéricine B ou le kétoconazole. Les lésions restent majoritairement peu profondes.
Les parasites externes On peut trouver des acariens et des tiques. Le traitement est un antiparasitaire local. Il sera utile de traiter en prévention régulièrement tous les animaux présents dans le même terrarium ainsi que le décor.
-LES MIGALES ET SCORPIONS
Les difficultés de mues La mue est indispensable pour la croissance de ces animaux. Les mues sont au début, mensuelles, puis se produisent tous les deux mois et se poursuivent à l'age adulte à raison d'une tous les ans pour les femelles. Mais bien des problèmes surviennent à ce moment crucial. Les problèmes occasionnés par les mues sont divers. La perte d'un ou plusieurs membres emprisonnés dans l'exuvie n'est pas rare. Ces membres seront régénérés aux mues suivantes mais les plaies pourront constituer une porte d'entrée aux bactéries, et sont surtout un terrain favorable au développement de mycoses. A l'inverse, une partie de l'exuvie peut rester collée au corps de l'Arachnide, et celle-ci aura le plus grand mal à s'en débarrasser. Il faudra alors l'aider en humidifiant l'exuvie.
Les signes précurseurs de la mue ne sont pas à confondre avec des signes avant coureurs de pathologies. La mygale qui va muer prend bien souvent une coloration plus sombre, elle ne se déplace, ne se nourrit plus et parfois se met sur le dos. La mue dure en générale quelques heures. Au-delà de vingt quatre heures, il y a un problème de mue et il faut intervenir. Il peut être intéressant en prévention d'augmenter l'hygrométrie (par exemple à l'aide d'un brumisateur) au moins une fois par semaine avant la mue. Attention cependant, l'excès d'humidité nuit tout autant, en particulier avec le développement de moisissures et de bactéries.
(tiré de : www.animalia-editions.net)